EcoIndex : comprendre sa note et l'améliorer
L'EcoIndex attribue à une page web une note de A à G et un score sur 100, à partir de trois variables mesurables : le nombre d'éléments du DOM, le nombre de requêtes HTTP et le poids transféré. Ces trois variables ne pèsent pas le même poids, et c'est ce qui détermine par quoi commencer.
5 min
Les trois variables, et leur pondération
Le calcul combine les trois mesures avec des coefficients différents, publiés par le projet :
Autrement dit, la complexité structurelle d'une page compte trois fois plus que son poids en kilo-octets. C'est l'information la plus utile de tout le dispositif, et la plus ignorée : l'essentiel des optimisations vendues sur le marché s'attaque au poids des images, c'est-à-dire à la variable la moins déterminante.
Chaque mesure est convertie en quantile par rapport à un large échantillon de pages réelles, puis pondérée. Le résultat donne un score sur 100, traduit en lettre.
Ce que signifie chaque variable
Le nombre d'éléments du DOM
C'est la quantité de nœuds HTML composant la page une fois chargée. Il représente l'effort demandé au terminal du visiteur. Une page très imbriquée fatigue les appareils anciens, ce qui accélère leur remplacement. C'est pour cette raison qu'il pèse le plus lourd.
Le nombre de requêtes
Chaque fichier appelé déclenche un aller-retour réseau. Les scripts tiers en ajoutent beaucoup, souvent sans que personne les ait comptés.
Le poids transféré
La somme des octets téléchargés. Important, mais moins déterminant que les deux autres, et paradoxalement le seul dont tout le monde parle.
Progresser, dans l'ordre du rendement
- Supprimer des composants entiers. Carrousel, vidéo d'arrière-plan, bibliothèque d'icônes complète : chacun retire des dizaines d'éléments DOM et des requêtes en même temps.
- Simplifier le balisage. Les constructeurs de pages produisent des conteneurs imbriqués par construction. C'est la limite structurelle de ces outils.
- Réduire les scripts tiers. Chaque outil retiré fait baisser deux variables sur trois.
- Traiter les images. Utile, mais à faire après le reste, car cela n'agit que sur la variable la moins pondérée.
Les limites de l'outil, qu'il faut connaître
Une note EcoIndex porte sur une page, à un instant donné. Elle ne dit rien du reste du site, ni de ce qu'il deviendra dans six mois. Un site vit, on ajoute une extension, un script de suivi, une nouvelle image : la note se dégrade sans que personne ne l'ait décidé.
C'est un indicateur, pas une certification. Aucune réglementation n'impose de note EcoIndex : le RGESN raisonne en critères à respecter, pas en score à atteindre. Viser un A ou un B relève du niveau d'exigence qu'on se donne.
Sa force est ailleurs : il est public, gratuit et reproductible. N'importe qui peut vérifier l'affirmation de n'importe qui en trente secondes. C'est rare, et c'est ce qui en fait un bon outil de preuve.
Mesurer et comparer
L'outil est accessible sur ecoindex.fr. Mesurez votre page d'accueil, puis une page de contenu, puis un formulaire : les écarts entre gabarits sont souvent plus instructifs que la note globale.
Nous publions la note de chacun de nos sites dans notre registre public, avec sa date de mesure. Vous pouvez refaire le calcul vous-même.